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Artistes

Olga Morano

 

Le travail d’Olga Morano (1935-1999) s’est développé en marge des courants artistiques de son

époque. S’il peut être rapproché du mouvement conceptuel, il reste toutefois habité par un fort

sentiment poétique et onirique. Morano s’est inspirée des règles mathématiques pour créer des

œuvres qui se situent souvent à mi-chemin entre sculpture, peinture et photographie. 

Peintre, dessinatrice, artiste plasticienne et conceptuelle, auteur de poèmes-objets, Olga Morano est née de parents français. Elle suit une formation à l’Ecole de Dessin du Grand Art et à l’Académie de Paris et ensuite se perfectionne à l’Académie Bréra à Milan et à l’Académie de Rome. Elle obtient par après une licence en peinture. En 1965, elle s'établie à Bruxelles et à partir de 1967, elle travaille à la transmutation de figures mathématiques en images mathématiques-poétiques par éclatement de l’image. L'artiste veut ainsi opérer une démystification du langage mathématique et essayer une nouvelle forme de communication poétique, parfois très plastique, parfois graphique.

Dans ses œuvres, l’art et la science évoluent parallèlement. Ces œuvres sont présentées à la galerie Withofs à Bruxelles en 1969, à la Galerie Schwartz à Milan en 1971. Certaines de ces transmutations se trouvent au "Schwarz’s Minimuseum of International Avant-garde".

Elle travaille en collaboration avec Jean-Clarence Lambert, dont elle illustre "Code" et fréquente les cercles avant-gardistes et dadaïstes internationaux tout en entretenant des relations à Bruxelles avec M. Marïen et M. Broodthaers.

En 1975, elle expose à la Galerie Alexandra Monett à Bruxelles, au Musée Provisoire d’Art Moderne à Bruxelles et à la Galerie "Margareta de Boeve" à Assenede. Plusieurs œuvres au Musée de Bruxelles. Mentionnée dans "Deux Siècles de Signatures d’Artistes de Belgique".

On peut lire dans la presse : "Ce procédé nous permet d’assister à la naissance de puissantes géologies enfermées dans des réseaux de lignes qu’habitent parfois la couleur ; cette géométrie qui palpite comme une chair est d’un effet saisissant" (F. de Gruson) et "On est incontestablement captivé par les compositions d’O.M., dont le travail de précision graphique fait d’abord penser abusivement à l’élaboration de plans et d’épures ; puis soudain on s’aperçoit que l’imagination et même l’érotisme ont une large part dans la construction de ces ensembles".

L’artiste s'exprime: "j’écris de la poésie, je fais des poèmes visuels" et "je me concentre aussi sur le graphisme des lignes mathématiques de façon à rendre une perspective ambigüe indéfinissable". 

Olga Morano est également l'auteur de nombreux poèmes visuels, des poèmes-objets, de livres-poèmes-objets, de "luminographes" et "d’objets d’ironie".

 Autres de ses oeuvres : https://www.fine-arts-museum.be/fr/la-collection/olga-morano-ludopolis

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